A quoi ressemblera le futur centre aquatique de Guéret, et quand sera-t-il construit ? Le point sur un projet très attendu
Publié il y a 4 jours
Enfin ! Enfin, les Guérétois, et au-delà, les habitants de l’ensemble du territoire, peuvent découvrir à quoi ressemblera le futur centre aquatique, qui sera construit sur la plaine de jeux de Fayolle, à côté de l’ancienne piscine, et le long de l’avenue Charles-de-Gaulle. Le projet a été présenté ce jeudi 8 janvier, par l’Agglo du Grand Guéret, le cabinet d’architectes, et les entreprises chargées de la construction.
« Nous aurons un équipement moderne, bien dimensionné, sobre énergétiquement, qui coûtera moins cher à exploiter, sera plus fiable et offrira de meilleures conditions d’accueil », expliquait Éric Correia, président de l’Agglo.
Les particularités du site ont évidemment été prises en compte : « Quand on regarde l’analyse géologique du terrain, on s’aperçoit que dessous, il y a un ancien cours d’eau : c’était important de ne pas creuser. On a donc posé le fond de bassin sur le niveau naturel, et on a créé un socle », précisait Jean-Luc Calligaro, architecte associé de l’atelier Po&Po.
Le bâtiment, situé sur une artère très passante, sera aussi construit de façon à garantir l’intimité des baigneurs tout en garantissant un grand apport de lumière. « Dans la constitution des façades, on va jouer sur un séquençage de façon à ne pas avoir une vue directe sur la halle bassin. On pourra distinguer, tout en ayant un filtre visuel », détaillait Jean-Luc Calligaro.
Côté bassin justement, une zone ludique et une zone sportive seront créées. Dans cette dernière, les six lignes d’eau permettront d’avoir une homologation fédérale, et de recevoir des compétitions de natation de niveau départemental.
Enfin, la dimension environnementale et énergétique était essentielle dans l’élaboration du projet. L’équipement fera d’ailleurs partie des centres aquatiques dits “très performants”. Nous détaillerons ce sujet dans un prochain article.
Équipe. Sont engagés dans ce projet : l’atelier d’architecte Po&Po ; le groupement Dumez Auvergne avec les co-traitants Berim et AGI2D (bureaux d’étude), pour la construction ; ORFEA Acoustique ; NATURAE (bureau d’étude environnemental) ; et Herve THERMIQUE
Une halle des bassins. Elle comprend un bassin sportif tout inox d’une longueur de 25 mètres, d’une profondeur de 1,40 m à 2,20 m, avec six couloirs. Le bassin ludique et d’apprentissage s’étendra sur 225 m2 avec une zone ludique et bien-être de 110 m2 et une zone d’apprentissage de 115 m2. La zone ludique disposera de banquette hydromassantes, cols-de-cygne et jets massants. Sa profondeur sera progressive pour un accès dès le plus jeune âge. La zone d’apprentissage comportera trois lignes de nage de 15 m d’une profondeur constante de 1,30 m. Une montée en température jusqu’à 32° permettra l’accueil des enfants dès 6 mois. L’on trouvera aussi une pataugeoire de 40 m2 avec jeux aquatiques, un grand toboggan de plus de 50 m utilisable toute l’année, et une aire de jeux aquatique extérieure de 100 m2 pour la période estivale autour de laquelle on trouvera un solarium minéral et un autre végétal. Enfin, la tribune comptera 150 places.
Une zone vestiaire. Elle sera composée de quatre vestiaires collectifs, et d’une zone de vestiaires individuels avec 14 cabines de change et 200 casiers. Une zone technique. Elle sera en sous-sol avec une zone pour le traitement d’air avec un système thermodynamique pour la halle des bassins permettant un traitement optimal avec récupération d’énergie ; une zone pour le traitement de l’eau avec un système de filtration à base de perlite ; un système de récupération des eaux de lavage.
Fin mars 2026 : dépôt du permis de construire ; novembre 2026 : démarrage présionnel des travaux ; avril 2028, réception prévisionnelle des travaux ; été 2028 : ouverture prévisionnelle.
14,251 M€ HT
C'est le montant total de la construction du nouveau centre aquatique. Les subventions : 6 millions d’euros du Plan particulier pour la Creuse, 2 millions d’euros de la Région. « Et nous attendons la réponse du Département pour une participation en investissement », précisait hier Éric Correia. Le reste, « c’est de l’autofinancement : l’Agglo est préparée à cela. Il y aura une partie que l’on prendra dans nos réserves, et une partie qu’on empruntera ».