"C'est une souffrance à prendre en charge", Annie Genevard visite un élevage touché par la tuberculose bovine Écouter (3 min)
Publié il y a 15 heures
Lors de sa visite en Haute-Vienne, ce jeudi, la ministre de l'agriculture Annie Genevard a notamment rencontré un éleveur de Vicq-sur-Breuilh, dont le cheptel a fondu suite à un cas de tuberculose bovine. La maladie inquiète énormément les syndicats agricoles.
La hausse du GNR (gazole non routier), le stockage de l'eau ou encore les attaques de loup : les sujets à aborder avec la ministre de l'Agriculture étaient nombreux pour les syndicats et les éleveurs. Mais parmi ces sujets, la tuberculose bovine a particulièrement cristallisé les échanges, lors d'une visite dans une ferme de Vicq-sur-Breuil.
Après un cas positif sur un taureau, 154 bêtes ont été abattues dans le troupeau de Philippe Masdupuy. Un travail de 3 générations réduit en cendre et un véritable crève-cœur pour l'éleveur. "On a passé des moments à pleurer", raconte-t-il à une Annie Genevard compatissante, "quand on chargé les petits veaux de quatre mois dans le camion pour les faire abattre, je vous dis que vous avez la boule au ventre".
"C'est une souffrance qu'il faut prendre en charge", commente la ministre, interpellée aussi sur le manque de fiabilité des tests de détection de la tuberculose bovine. "On a des entreprises, des laboratoires, des instituts de recherche qui travaillent sur la fiabilisation des tests", explique Annie Genevard.
Quant aux indemnisations pour les bêtes abattues, la ministre assure que l'Etat travaille à une possible revalorisation. En attendant, Philippe Masdupuy va faire remonter son cheptel, mais sans acheter de nouvelles bêtes, à cause des prix trop élevés, et par crainte de faire revenir la maladie dans son élevage.
Autre vrai sujet pour les éleveurs : les vecteurs de la maladie, sanglier et blaireaux. Le préfet de la Haute-Vienne va d'ailleurs réunir les acteurs du dossier le 24 avril. Mais il faut aller plus vite, insiste Pascal Germond, le nouveau président de la FDSEA, car l'épidémie explose en Limousin.