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Eau, électricité, durabilité : comment le futur centre aquatique de Guéret limitera son impact environnemental ?

Publié il y a 4 jours

Illustration
Le futur centre aquatique de Guéret devrait ouvrir ses portes à l’été 2028. plan architecte Atelier Po&Po, groupement Dumez Auvergne, BERIM, AGI2D, ORFEA Acoustique, NATURAE Herve thermique © Agence GUERET

Le futur centre aquatique de Guéret est conçu pour limiter les consommations énergétiques. Le point sur les différentes techniques qui seront utilisées.

Les plans du futur centre aquatique de Guéret ont été présentés officiellement ce jeudi 8 janvier. Dans sa conception, et à la demande de l’Agglo du Grand Guéret, le bâtiment sera économe en énergie. 

« Ce projet est inscrit dans la transition écologique avec des consommations énergétiques fortement réduites », expliquait Éric Correia, président de l’Agglo du Grand Guéret.

Du photovoltaïque sur le toit

« Un centre aquatique, par le passé, consommait énormément. L’idée a été de trouver des solutions techniques vertueuses », détaillait Benoît Bautheney, du bureau d’études Berim. « On va retrouver notamment, sur la toiture, une production photovoltaïque où 100 % de l’électricité produite sur ce site sera consommée par le centre aquatique. Pour la production de chaleur, on se raccorde au réseau de chaleur urbain qui a aussi une part d’énergie renouvelable assez importante. »
Côté électricité toujours, le bâtiment est conçu pour limiter l’usage des éclairages, comme l’explique Jean-Luc Calligaro, architecte associé de l’atelier Po&Po. « On a ce jeu de verrières. Le fait d’être orienté nord, ça permet d’avoir une entrée lumineuse et un éclairement efficace pour ne pas allumer les projecteurs en journée. »

La ressource en eau maîtrisée

L’eau consommée par les bassins sera aussi économisée grâce à un système de filtration très performant. « Il s’agit d’une filtration perlite, une roche volcanique qui permet d’avoir très peu de consommation d’eau lors du processus de filtration et de lavage. »
Une partie des eaux qui seront utilisées dans le processus de lavage des installations sera récupérée pour les sanitaires, pour l’entretien et le nettoyage des extérieurs.
Une installation de traitement d’air intérieur sera prévue pour limiter le taux de chlore dans l’air, « qui est mauvais à la fois pour les usagers et à la fois pour le personnel ». 

Au niveau de la structure, toute la charpente de la halle bassins sera réalisée en bois. « Elle sera habillée par une toile micro-perforée en dessous pour gérer l’acoustique. On ne verra pas le bois, mais il permettra de piéger le carbone. Donc on atteindra avec ce bâtiment le niveau 2 du label Biosourcé, qui a une exigence assez forte », complétait Grégoire Rossignol, du groupement Dumez Auvergne, en charge de la construction.

Un centre aquatique dit “très performant”

« Si on donne deux chiffres pour essayer de quantifier un peu la performance de cet équipement : le programme fixait un objectif de consommation toute énergie à 2.800 kWh par mètre carré. Notre équipement à Guéret va consommer 2.500 kWh par mètre carré. Ce qui nous le place dans les centres aquatiques dits très performants », expliquait Benoît Bautheney. « Si on se projette il y a dix ans, c’était 3.400 kWh par mètre carré. Et il y a trente ans, c’était 6.000. On divise par deux la facture énergétique et de fait les consommations associées. »
Autre point pour la durabilité de l’équipement : les bassins en inox. « On se projette sur un bâtiment qui doit durer trente ans a minima, voire plus. »
Et Grégoire Rossignol de préciser : « On ne le voit pas forcément sur le bâtiment, mais ce qui est caché derrière, ce sont des choses qui sont intégrées dans le projet pour être le plus vertueux possible. Tout ce travail sera caché en sous-sol ».

Auteur : Par Sophie Emery
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