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Ouverture de la chasse : 6.200 pratiquants au rendez-vous dimanche en Creuse

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Dimanche 13 septembre marque l'ouverture de la saison de chasse en Creuse. Après l'été caniculaire et très sec qu'on vient de passer, une question se pose : fallait-il retarder l'ouverture, comme le demandent plusieurs associations environnementales ? Réponse des pratiquants.

La casquette, le casse-croûte et le fusil sont prêts : à 8h ce dimanche 13 septembre, c'est l'ouverture de la saison de chasse. En Creuse le nombre de pratiquants baisse légèrement : 6.200 cette année, soit cinquante de moins que l'an dernier, d'après la fédération. Ils pouvaient déjà tirer sur les sangliers depuis la mi-août, mais à partir de dimanche, ils peuvent aussi viser les faisans, les perdrix, les lapins, le gibier d'eau ou encore les chevreuils.

Plusieurs associations environnementales ont demandé le report de l'ouverture de la saison à cause de l'été caniculaire et sec qu'on vient de vivre. C'est le cas de la Ligue de protection des oiseaux et de l’Association pour la protection des animaux sauvages : l'ASPAS a envoyé mi-août un courrier à 44 préfets dont celui de la Creuse pour demander le report de l'ouverture générale "tant que la situation climatique reste critique".

" Ce n'est pas parce qu'on nous donne 17 bracelets qu'il faut tuer 17 animaux."

Un argument qui laisse sceptique les pratiquants creusois. Il faut faire confiance au bon sens des chasseurs, estime Maxime Desessard, armurier à Nautic Pêche-Chasse à Guéret, et lui-même pratiquant : "N'importe quel chasseur, s'il voit des animaux fatigués, comprendra qu'il ne faut pas les chasser. Les chasseurs sont responsables. Ce n'est pas parce qu'on nous donne 17 bracelets qu'il faut tuer 17 animaux. On peut aussi passer un dimanche en allant dans la nature sans forcément ramener du gibier. L'ouverture de la chasse, c'est aussi les retrouvailles entre amis, en famille, autour d'une tradition."

Après avoir arpenté la nature creusoise cet été, ce professionnel dresse un premier constat : "Les populations de grand gibier vont plutôt bien, j'ai aussi vu beaucoup de lièvres. Les animaux ont probablement souffert de la chaleur comme tout le monde, mais ils sont sans doute moins sensibles et plus adaptés que les humains." Interrogée, la fédération de chasse de la Creuse explique que la reproduction des animaux a été très bonne cette année, du lièvre au chevreuil. Elle estime aussi que l'impact des incendies de l'été est négligeable sur la faune sauvage chez nous, si on compare la surface brûlée à la surface totale du département.

Jeune chasseur de 29 ans, Arthur Borde avance un autre argument : "Il n'y a aucun intérêt à chasser un animal affaibli. On le sait tous. C'est pour ça qu'on a mené des actions cet été pour mener de l'eau afin d'abreuver les animaux là où c'était asséché." Il a donc prévu comme chaque année de faire l'ouverture de la chasse, en famille, dans les alentours de Guéret : "Avec mon père, mon oncle, mon grand-père qui m'a transmis cette passion... On chassera sans doute le faisan, le perdreau, pourquoi pas une palombe." Contrairement à lui, en Creuse la plupart des chasseurs privilégient plutôt le gros gibier.

Radio France

Auteur : Marie-Jeanne Delepaul
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